Le fonds monétaire est le placement de trésorerie préféré des directions financières : rendement quotidien proche du taux BCE, argent disponible en permanence. Voici comment ça marche, sans jargon, et ce que ça rapporte réellement en septembre 2026.
Votre entreprise achète des parts d'un fonds qui prête à très court terme aux acteurs les plus sûrs (États via les bons du Trésor, grandes banques). Chaque jour, la valeur de la part augmente d'un peu près 1/365e du taux du marché monétaire. Vous revendez vos parts quand vous voulez : l'argent revient sur votre compte en 0 à 1 jour ouvré selon les solutions. Pas de durée, pas de pénalité, pas de plafond.
Le rendement suit l'€STR, le taux au jour le jour de la zone euro, qui colle au taux de dépôt de la BCE : 2,50 % depuis la hausse du 10 septembre 2026 (deuxième hausse de l'année après celle de juin). C'est le grand avantage du monétaire en cycle de hausse : chaque relèvement de la BCE se retrouve dans votre rendement sous quelques jours, quand un compte à terme reste figé à son taux de souscription.
Sans minimum et sans être client d'une banque : Spiko (fonds bons du Trésor et Spiko Euro, ~2,2 % net constaté, frais 0,25 %). Chez votre banque si elle en propose : Memo Bank distribue à ses clients des fonds monétaires (objectif €STR) et le fonds Amundi STAR (objectif €STR + 0,28 %) dès 1 €. Swaive propose un fonds monétaire pro à disponibilité immédiate. Enfin, tout compte-titres d'entreprise donne accès aux SICAV monétaires historiques des grandes sociétés de gestion.
Le point de vigilance est toujours le même : pas de garantie des dépôts. C'est un titre financier, pas un dépôt bancaire. Le risque est très faible ; il doit juste être connu et accepté, et c'est la raison pour laquelle le monétaire se combine si bien avec un compte à terme garanti FGDR.
Un fonds (SICAV ou FCP) qui place l'argent sur les instruments les plus courts et les plus sûrs du marché (bons du Trésor, dépôts bancaires à très court terme) et dont le rendement suit le taux au jour le jour de la zone euro, l'€STR, lui-même calé sur le taux de dépôt de la BCE (2,50 % depuis sa hausse du 10 septembre 2026).
Environ 2,0 à 2,3 % net de frais par an, constaté mi-septembre 2026 (exemple : Spiko Euro à ~2,2 % net). La hausse du taux de dépôt BCE à 2,50 % (effective le 16/09/2026) se répercute sous quelques jours : c'est la propriété clé du monétaire, il suit les hausses quasi immédiatement, contrairement au compte à terme qui fige son taux.
Le risque est très faible mais pas nul : ce n'est pas un dépôt bancaire et il n'y a pas de garantie FGDR. Les fonds monétaires régulés (UCITS) investissent sur des émetteurs de premier rang à très court terme ; les épisodes de performance négative sont historiquement liés aux périodes de taux BCE négatifs (2015-2022), pas à des défauts. Il faut simplement le savoir : sécurité très élevée, garantie juridique différente de celle d'un CAT.
Trois voies : une plateforme dédiée sans minimum (Spiko), les fonds monétaires proposés par votre banque si elle en distribue (ex. Memo Bank pour ses clients, dès 1 €), ou un compte-titres d'entreprise chez un courtier pour accéder aux SICAV monétaires classiques. Les frais courants constatés vont de 0,10 % à 0,30 % par an sur les solutions citées.
SICAV monétaire : disponibilité quotidienne, taux variable qui suit la BCE, pas de garantie FGDR. Compte à terme : taux fixe garanti, garantie des dépôts, fonds bloqués (préavis 31-32 jours). En période de hausse des taux comme depuis juin 2026, le monétaire capte les hausses ; en période de baisse, le CAT protège le taux. La combinaison des deux couvre les deux scénarios.
Sources : BCE (décision du 10/09/2026), spiko.io, memo.bank, swaive.fr. Vérifié le 16/09/2026. Ceci n'est pas un conseil en investissement.